biographie de Michel de Montaigne – biographie de Michel de Montaigne - Œuvres de Michel de Montaigne - Biographie détaillée de Michel de Montaigne – Courte biographie de Michel de Montaigne
Accueil Mes-Biographies

Biographie de Michel de Montaigne

Biographie détaillée de Michel de Montaigne

Biographie de Montaigne
Biographie de Michel de Montaigne
Michel de Montaigne est né le 28 février 1533 dans le château de Montaigne, en Dordogne. Il est le fils de riches négociants gascons anoblis récemment. Son père, Pierre Eyquem de Montaigne, humaniste, ouvert aux idées nouvelles a pour ambition d’élever son âme en toute douceur et liberté, mourut en 1568, âgé de 72 ans, d’une maladie de pierre à la vessie qu’il devait connaître plus tard. Sa mère, Antoinette de Louppes était descendante de courtiers juifs proscrit du Portugal ou de Tolède nommés Lopez, en 1498.
Il eut comme frères Thomas, seigneur de Beauregart et d’Arsac, Pierre, seigneur de la Brousse et Bertrand de Montaigne. Il eut trois soeurs : Jane, épouse du seigneur de Lestona, Léonor de Montaigne dont il fut le parrain, ayant lui-même alors 19 ans, et Marie de Montaigne.

Jusqu’à 3 ans, il partage l’humble condition de bûcheron afin de le préserver des préjugés de caste. De 4 à 6 ans, le jeune Montaigne est élevé par un précepteur allemand qui lui enseigne le latin dès le plus jeune âge : le latin s’impose comme sa langue originelle et maternelle. Pensionnaire à six ans au collège de Guyenne à Bordeaux, il fit ensuite des études de droit à Toulouse. Il a les meilleurs maîtres et assimile brillamment l’enseignement humaniste qui y est dispensé.

Il est nommé conseiller à la Cour des Aides de Périgueux en 1554, puis au parlement de Bordeaux en 1557 jusqu’en 1570. Montaigne y rencontre Étienne de La Boétie dont il avait déjà pu estimer le Contr’un ou Discours de la servitude volontaire et qui sera son ami jusqu’à la mort de celui-ci en août 1763 à l’âge de 33 ans. La magistrature ne le passionnant guère, il cherche à faire évoluer sa situation, montant à Paris à deux reprises en 1559 et 1561 pour élargir ses relations. Il échoue et n’insiste pas, son indolence naturelle reprenant le dessus. Il participe au siège de Rouen en 1562, par lequel les armées royales reprennent la ville aux protestants.

Il épousa en 1565, à 32 ans, Françoise de la Chassaigne, de 11 ans plus jeune que lui, fille d’un parlementaire bordelais.

En juin 1568, son père meurt. Il hérite de son nom et de son patrimoine. Respectant son souhait, il publie une traduction de la Théologie naturelle de Raymond Sebond, théologien espagnol. L’échec de sa candidature pour être promu à la grande chambre (14 nov. 1569) accélère sa décision : se détacher de l’administration, avoir du temps pour lui et se contenter de gérer les terres familiales. Il décide alors de s’éloigner de la vie publique et fait aménager, dans une tour de son château, sa « librairie » (c’est-à-dire sa bibliothèque) contenant tous ses livres ainsi que ceux que La Boétie lui a légués. Montaigne a fait publier à Paris les écrits de La Boétie avant de se retirer dans sa « librairie ».

En 1570, son premier enfant, une fille nommée Thoinette, naquit et mourut à l’âge de deux mois. Il vend sa charge de conseiller en septembre et prend sa retraite. En 1571, il fut décoré par Henri III en 1571 de l’ordre de Saint-Michel et nommé Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi ; il naquit également Léonor. En 1572, il commence la rédaction des Essais.
En 1573, une troisième fille, Anne, ne vécut que sept semaines.

En 1574, deux ans après la St-Barthélémy, Montaigne fait devant le Parlement de Bordeaux un discours remarqué Faisons confiance à ce Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi pour éviter la violence et établir l’ordre par la seule force de sa parole et de sa pensée. cette même année, naquit une quatrième fille, en 1574, qui ne vécut que trois mois.

En 1577, il fut nommé par Henri de Bourbon, roi de Navarre et futur Henri IV, Gentilhomme de sa Chambre, et une cinquième fille naquit mais mourut un mois après.

En 1578, une maladie de la vessie, des calculs, comme son père, se déclare et il entreprend un long voyage de treize mois en Italie (1580) à travers la Suisse et l’Allemagne, la Lorraine, dans le but de se soigner aux eaux thermales de ces pays. Le Journal de Voyage qu’il en a laissé est inspiré par la situation religieuse dans ces pays protestants ou de confession mixte. Il sera retrouvé et édité en 1774.
Henri III le fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit en 1579.

Il publie les deux premiers livres des Essais en juin 1580.

C’est à Lucques en octobre 1581 pendant l’un de ses voyages qu’il apprend qu’il est élu maire de Bordeaux, siège qu’occupa aussi son père. En novembre, une lettre du roi confirme sa nomination.
Pendant deux ans, Montaigne gère une ville catholique à tendance ligueuse, enclose dans la Guyenne, dont le roi de Navarre, protestant, est le gouverneur, tandis que le maréchal de Matignon, lieutenant général du roi de France, en dirige les armées contre les protestants. Diplomatie complexe pour qui veut sauver les fidélités féodales et l’ordre public.

Née en 1583, Marie, son sixième enfant, ne vécut que quelques jours. Il est réélu maire en juillet 1583. Le second mandat est beaucoup plus âpre. Montaigne doit gérer une région sous dépendance de la couronne de France, mais aussi foyer d’agitations permanentes de la Ligue et objet de convoitise de son ami le roi de Navarre. Il parvient à maintenir l’ordre et apaiser les esprits. Le 19 décembre 1584, c’est la première visite d’Henri IV à Michel Eyquem de Montaigne.Alors que son mandat s’achève en 1585, un autre fléau frappe la ville : la peste qui fait des ravages (17000 morts). Il fuit son château, abandonne sa charge de maire, 's’abstient' de présider l’élection de son successeur. Il retourne sur ses terres en 1585.
Il est en 1587 le médiateur d’Henri de Navarre auprès d’Henri III pour tenter de négocier la paix.
Catherine de Médicis l’appelle aux conférences de Saint-Brice ; Henri de Navarre loge chez lui le soir de la victoire de Coutras, le 23 octobre 1587.

En 1588 sur ordre indirect d’Henry de Guise, Montaigne sera embastillé à Paris par la Ligue et libéré le même jour sur celui de la Reine mère Catherine. La goutte le fait souffrir de la goutte. Il termine le troisième livre des Essais, agrémenté de six cents additions aux deux premiers. Il rencontre Marie de Gournay qu’il appellera sa « fille d’alliance » et qui se chargera de l’édition posthume des Essais (1595).

En 1590, Henri IV lui offrait encore une place de conseiller auprès de lui. Il refusera de le rejoindre dans ses campagnes militaires, et passera les deux dernières années de sa vie malade et sédentaire.
Montaigne mourut à Montaigne le 13 septembre 1592, à 59 ans et demi ; son coeur fut mis en l’Église St-Michel et son corps enterré à L’Église des Feuillants à Bordeaux. Son oeuvre lui survécut.



Journal de voyage (1580-1581, découvert au XVIIIe siècle et publié en 1774)


Essais (1580, 1588, 1595).

Résumé - Essais :

À l’imitation des Œuvres morales du Grec Plutarque (46-120), Montaigne conçoit ses Essais comme une « marqueterie mal jointe », et revendique leur désordre comme gage de sa liberté et de sa « bonne foy ». Préférant à l’organisation didactique et à la rhétorique des pédants une « allure poétique, à sauts et à gambades », il mise sur la bigarrure et la diversité. Les cent sept chapitres des Essais frappent donc par leur variété et par les contrastes qui les animent. Si les plus courts (notamment au livre I) ne sont guère que des notes de lecture, juxtaposant en une ou deux pages quelques anecdotes brièvement commentées, d’autres forment de véritables essais philosophiques, d’inspiration stoïcienne (« Que philosopher c’est apprendre à mourir », I, 20) ou sceptique (« Apologie de Raimond Sebond », II, 12), de plus en plus nourris de confidences personnelles (« De la vanité », III, 9 ; « De l’expérience », III, 13).

À la variété des formes répond celle des sujets : Montaigne, affectant de « parler indifféremment de tout ce qui se présente à sa fantasie », passe sans transition des « cannibales » (I, 31) aux « ordonnances divines » (I, 32), des « senteurs » (I, 60) aux « prières » (I, 61). Quelques titres trompeurs masquent les chapitres les plus audacieux : « Coutume de l’île de Céa » (II, 3) discute de la légitimité du suicide ; « De la ressemblance des enfants aux pères » (II, 37) attaque les médecins ; « Sur des vers de Virgile » (III, 5) recèle les confessions de Montaigne sur son expérience de l’amour et de la sexualité ; « Des coches » (III, 6) dénonce la barbarie des conquistadors... Non moins diverses sont les sources innombrables que Montaigne fait dialoguer, confrontant les autorités traditionnelles de l’humanisme à son expérience individuelle : si Plutarque et Sénèque restent ses auteurs de prédilection, historiens et poètes ne sont guère moins sollicités : des centaines de citations en prose ou en vers, en français et en latin, souvent plaisamment détournées, composent un texte à plusieurs voix. Loin de constituer un ornement gratuit ou une autorité paralysante, cet intertexte omniprésent illustre ou sollicite toujours une réflexion penelle : « Je ne dis les autres, explique Montaigne, sinon pour d’autant plus me dire. »

L’unité des Essais réside dans la démarche originale qui fait de l’enquête philosophique le miroir de l’auteur : « C’est moi que je peins. » Quel que soit le sujet traité, le but poursuivi est la connaissance de soi, l’évaluation de son propre jugement, l’approfondissement de ses inclinations : « Dernierement que je me retiray chez moy, délibéré autant que je pourroy, ne me mesler d’autre chose que de passer en repos, et à part, ce peu qui me reste de vie : il me sembloit ne pouvoir faire plus grande faveur à mon esprit, que de le laisser en pleine oisiveté, s’entretenir soy mesmes, et s’arrester et rasseoir en soy » (I, 8). Au-delà de ce projet sans précédent, qui nous dévoile les goûts et les opinions d’un gentilhomme périgourdin du XVIe siècle, comme ses habitudes et ses manies les plus secrètes, le génie de Montaigne est d’éclairer la dimension universelle d’un tel autoportrait : dans la mesure où « chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition », la mise en œuvre du précepte socratique « Connais-toi toi-même » débouche sur une exploration vertigineuse des énigmes de notre condition, dans sa misère, sa vanité, son inconstance, sa dignité aussi.




Montaigne, né d'un père gentilhomme enrichi par le commerce de ses aïeux, jouit d'une excellente éducation, prise en charge par un précepteur allemand s'exprimant exclusivement en latin. À six ans, il entre au collège de Guyenne à Bordeaux, réputé pour son enseignement ; sept ans plus tard, il fait son droit à Toulouse et devient conseiller à la Cour des aides de Périgueux en 1554. Il s'y ennuie pendant trois ans, avant de faire la connaissance de La Boétie en 1557, rencontre qui l'ouvre à de nouveaux horizons.

Il se retire loin de la Cour à la mort de son père en 1568, et dédie ses journées à la méditation et à l'écriture. Il ne quitte ses terres que pour exercer sa fonction de maire de Bordeaux (de 1583 à 1585) ou pour voyager. Les 'Essais' sont lancés dès 1572, paraissent en 1580 avant leur réédition posthume. Le fil directeur de sa démarche est la conviction que tout homme porte en lui 'la forme entière de l'humaine condition'. En s'analysant lui-même, Montaigne souhaite instruire et mobiliser son lecteur en l'incitant à suivre son exemple. Le scepticisme de Montaigne, influencé par les guerres de religion, aboutit à une forme de sagesse interdisant de juger en matière de morale, de politique ou de religion.

Michel de Montaigne
montaigne
http://www.conjugaison-verbe.fr/popular-3.html|Conjugaison - verbe#
http://www.ta-meteo.fr|meteo#

http://www.conjugaison-verbe.fr/popular-4.html|Conjugaison - verbe#
http://www.ta-meteo.fr|météo#


Cette biographie de Michel de Montaigne vous a été présentée par mes-biographies.com
Tous droits réservés - Nous contacter, poser une question, écrivez nous sur contact@mes-biographies.com




cliquez ici
Pour accéder directement à mes-biographies.com : Publicité: