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Biographie de Marivaux

Biographie détaillée de Marivaux

Biographie de Marivaux
Biographie de Marivaux
Né à Paris le 4 février 1688, mort à Paris le 12 février 1763.

C'est à Riom, où son père est directeur de la Monnaie, que Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux étudie au Collège de l'Oratoire. Il est inscrit dès 1710 à la Faculté de droit de Paris, mais semble prendre plus d'intérêt à la littérature qu'au droit. Une première comédie jouée dans un cercle d'amateurs et publiée en 1712, le Père prudent et équitable ou Crispin l'heureux fourbe, des romans dans le genre picaresque, dont la Voiture embourbée en 1714, déjà révélateurs du style et des qualités psychologiques du jeune écrivain, où l'ironie le dispute au réalisme sentimental, enfin une prise de position résolument favorable aux «Modernes» dans la querelle qui oppose aux Anciens toute une nouvelle génération d'auteurs (l'Iliade travestie, puis le Télémaque travesti), des contributions journalistiques au Nouveau Mercure, font à Marivaux une position reconnue dans les milieux littéraires de Paris. En 1720, ruiné par la banqueroute de Law, qui a englouti la fortune de sa jeune femme, Marivaux, qui cherche encore sa voie, donne aux Comédiens italiens une comédie, Arlequin poli par l'amour, et aux Comédiens-Français une tragédie, Annibal. La première réussit, l'autre échoue. Après avoir décroché enfin sa licence de droit, Marivaux fonde un journal sur le modèle du Spectator anglais, le Spectateur français (qui paraît de 1721 à 1734), et devenu l'intime des Comédiens italiens où brillent Silvia, Flaminia, Lélio et Thomassin, il leur écrit sur mesure, entre 1722 et 1740, dans le langage « de la conversation », des comédies d'un ton nouveau, dont la dramaturgie se fonde sur les « mouvements » de la sensibilité : la Surprise de l'amour, la Double Inconstance, le Prince travesti et la Fausse Suivante, l'Ile des esclaves et l'Héritier de village, la Colonie, le Jeu de l'amour et du hasard, le Triomphe de l'amour et l'École des mères, l'Heureux Stratagème, la Mère confidente, les Fausses Confidences, la Joie imprévue, les Sincères et l'Épreuve. Le jeu vif et allègre des Comédiens italiens lui plaît infiniment mieux que le jeu lent et apprêté des Comédiens-Français, à qui pourtant, – car la reconnaissance officielle passe par là – il confie neuf comédies dont trois seulement remportent un véritable succès : la Seconde surprise de l'amour en 1727, le Legs en 1736 et le Préjugé vaincu en 1746. En revanche, le Dénouement imprévu donné en 1724, l'Île de la raison en 1727, la Réunion des amours en 1731, les Serments indiscrets en 1732, le Petit Maître corrigé en 1734, et la Dispute en 1744, sont autant d'échecs. Et, tandis qu'il continue son œuvre de journaliste, il s'attelle à deux romans, la Vie de Marianne, qu'il met dix ans à publier entre 1731 et 1741, et le Paysan parvenu en 1734-1735, qui reflètent assez la philosophie de l'auteur, son goût de l'analyse psychologique et son attitude de moraliste face à une société de classes qu'il conteste.

Élu à l'Académie française en 1741, il se consacre dès lors à une forme plus philosophique de littérature, privilégiant l'essai (Réflexions en forme de lettre sur l'esprit humain, Réflexions sur l'esprit humain à l'occasion de Corneille et de Racine, Réflexions sur les Hommes, etc.) ou le dialogue, avec l'Éducation d'un prince. Ses dernières comédies, bien que publiées, ne sont pas jouées.

Longtemps considéré comme un écrivain mineur, limité à ce qu'on a d'ailleurs appelé, de manière plutôt péjorative, le « marivaudage », cette aimable conversation de salon, brodant sur les incertitudes du cœur, Marivaux a pris sa revanche sur les scènes du XXe siècle, depuis que l'on a appris à déceler, sous les broderies d'une langue aussi pure qu'élégante, les abîmes de la souffrance amoureuse et les blessures infligées par les règles cruelles d'une société policée. Paradoxalement, c'est au moment où les Comédiens-Français subissaient le contrecoup d'une époque violente et sanguinaire, à l'époque révolutionnaire (1793), qu'ils ont mis à leur répertoire deux des chefs-d'œuvre de Marivaux : les Fausses Confidences et l'Épreuve, suivis de très près par le Jeu de l'amour et du hasard. Depuis 1934, année de l'entrée au répertoire de la Double Inconstance, jusqu'à la Fausse Suivante, en 1991, douze comédies ont porté à 29 le nombre des pièces de Marivaux interprétées par les Comédiens-Français, le plaçant parmi les cinq auteurs les plus joués..

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